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12 décembre 2011 1 12 /12 /décembre /2011 07:53

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Voyages chamaniques au CD de tambour

 

 

Bonjour,

 

Je vais vous raconter ici mes voyages chamaniques, peinard, presque allongé dans mon lit, juste avec un traversin, un oreiller et un coussin pour me caler confortable­ment.

Au préalable, je définis une question ou une envie. C'est absolument nécessaire, sinon, il ne se passe rien. Il faut donc savoir ce que l'on veut régler avant de partir.

Ensuite, je mets "Shamanic journey" dans mon lecteur CD, (photo ci-dessus), je pose mon casque audio sur la tête, et c'est parti pour 30 minutes qui, souvent, m'apparais­sent au mieux pour 2 à 5 minutes maximum.

 

Le premier que j'ai tenté :

La proposition que j'ai faite ce jour là à mon Ours Totem est : fais-moi visiter ton monde.

Comme prévu, je suis allé au pied de mon arbre. Aujourd'hui, je ne me souviens plus comment j'y suis parvenu. Par contre, le voyage lui-même m'a marqué. Pas plus tôt passé par le trou de fourmi, que mon Ours grimpait très vite à son arbre ! Je le suivis à grand renfort de volonté, puis, arrivé en haut, je constatais qu'il venait de plonger vers un nuage de brouillard sans fond. Il était déjà à plusieurs dizaines de mètres de moi, très bas. Je plongeai aussi, mais, la peur au ventre de le perdre de vue quand on rentrerait dans le nuage, me fit rentrer dare dare au bercail. Je n'étais pas allé bien loin ...

 

Le second a été beaucoup plus intéressant.

J'avais posé une question sur ma sexualité.

C'est parti très vite. En rêve, je suis sorti de l'appart, puis de la résidence, j'ai tourné à droite. Je suis passé tranquillement à pied devant le parking Intermarché, puis j'ai rejoint le chemin Ramelet Moundi. Comme je trouvais cette démarche trop longue, je me suis mis à voler debout, au raz du sol, jusqu'au lac de La Ramée ; et, suivant mon chemin habituel, mais facilement à 40 ou 50 km/h, je suis arrivé au pied de mon arbre, celui où se tient mon Ours totem.

Quand je suis passé par le trou de fourmi à l'intérieur duquel il se tient quand je vais le voir, je l'ai trouvé vraiment joyeux. En plus il bandait ferme ! Tout de suite après nos effusions, il m'a entraîné dans la terre où nous nagions ! Comme je n'avais jamais nagé dans la terre (il y avait des cailloux et en plus ça montait), il m'a tiré très fort avec ses gros bras, car j'étais aveuglé par tout ce marron clair, je n'avançais pas.

Ensuite, on a débouché dans un paysage assez sombre, entouré de nuées, et là, il y avait une pierre plate, très lisse, qui ressemblait à un très gros arbre scié à un mètre de hauteur, puis pétrifié. On voyait ses cernes. Mon Ours m'a demandé de m'allonger sur le dos, nu ! Je l'ai fait. Un aigle s'est posé sur moi, et à commencé à m'arracher de la viande à mon épaule gauche. Pfiou ! J'avais peur ! Mais ça ne me faisait pas mal. Pour voir si c'était vrai, j'ai attrapé sa patte droite qui était posée sur ma poitrine, et ... oui, j'avais la sensation bien réelle de tenir une patte très solide d'aigle ! Mais c'était bizarre, car je ne sentais pas ses pattes sur ma poitrine. A un moment, je me suis vu de l'extérieur de mon corps, entièrement dépecé. Il ne restait que les os, très blancs, brillants et ... vivants. Ils bougeaient. Je pouvais les commander à volonté comme je voulais. Ensuite, j'ai été ''rhabillé''. Je me suis revu en chair, et comme le CD battait le rappel, je me suis réveillé dans mon lit.
Je n'en ai pas pour autant de nouvelles perceptions ... Dommage. J'aurais bien pris. Par contre, je suis de plus en plus calme. C'est toujours ça.

 

Pour le troisième voyage, j'avais demandé : une telle, est-elle faite pour moi et moi pour elle ? Pour aller au pied de mon arbre, j'ai procédé exactement pareil que la fois précédente, sauf que j'ai musardé un peu, par exemple en prenant le temps de regarder la circulation qu'il y avait à cette heure matinale, sur la rocade Arc en Ciel. Mais bon, j'ai été vite fourré dans le trou de fourmi. Et là, surprise, Ours Brun se foutait pas mal de ma question. Il voulait bien des effusions, des caresses, mais pas se bouger pour répondre à ma demande. J'ai frotté et même massé son dos. On s'est roulés sur les écorces de chêne, mais je n'ai pas réussi à le faire parler à ce sujet. Le battement du tambour s'est accéléré, et comme d'habitude, je me suis réveillé presque instantanément dans mon lit, toujours avec la même surprise qu'il se soit passé trente minutes, alors que j'ai l'impression d'en avoir passé une ou deux avec mon Ours.

En me réveillant donc, je me suis dit que le libre arbitre était plus que ça, soit une obligation absolue de faire des choix pour vivre des expériences. Il y a des choses qui relèvent totalement de nous, et d'autres non.

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 12:05

J'en suis revenu avec une nouvelle capacité : celle de générer du rêve à volonté, même en plein jour. Eux, ils appellent ça un voyage chamanique, bien sûr. J'ai aussi appris à taper le tambour d'un battement régulier (105 coups/minute) qui donne de l'énergie pour rêver debout ! Mais il semblerait que le rythme qui m'éclate à moi, soit beaucoup plus lent. Voici un exemple de tambour : grandeoursgros.jpgamazondosgros.jpg

Et vu de l'autre côté :

 

 

 

 

C'est grâce à cet instrument, que j'ai appris à rêver debout et à ramener de l'information onirique pour moi, et aussi pour  d'autres que moi.

 

 

 

 

 

 

Voici une galerie de tambours :

 

http://www.tambour-de-chamane.com/galerietambourchamanique.php 

 

 

  alaska-ours-katmai-thumb-940x705-8061J'ai aussi découvert mon animal totem.

Lors du premier exercice, nous avons frappé ensemble le tambour pendant demi-heure. Ensuite, nous nous sommes couchés sous des couvertures, et nous avons "rêvé". L'exercice fini, j'étais un peu déçu, car je n'avais vu dans la pénombre, que deux petites oreilles très écartées sur un crâne rond. La nuit même, en rêve dans mon lit cette fois, j'ai vu un oeil d'ours, un oeil très joyeux, amical et complice. En matinée, nous sommes allés taper du tabour dans la campagne. C'est là, que je me suis aperçu qu'il me fallait un rythme beaucoup plus lent. Revenu au cercle, j'ai attendu longtemps à me lancer devant l'assemblée ; pourtant, je sentais Ours Brun dans mon ventre. Il était là, chaud, amical, doux et joyeux. Il me disait : allez, vas-y, vas-y. Ca va bien se passer. Et quand, j'ai penché en avant, je marchais déjà comme lui. J'avais ses mêmes gestes lents et insouciants. Ce fut un succès, celui de Ours Brun.

 

 

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Par contre, je ne suis toujours pas convaincu pour mon animal auxiliaire .

C'est un chien de meute, m'a-t-on dit : le husky. Ce ne serait pas le chef, a-t-on ajouté.

Il est vrai que je suis un solitaire. J'ai du mal à fonctionner en groupe. Je suis sympa, mais il me faut de la solitude. J'en ai besoin.

Alors, il faudrait compléter par un animal de meute.

Du coup, cet hiver, je suis allé voir les chiens de traineau sur le plateau de Beille, en Ariège. Je voulais voir leur façon de vivre. Cela ne m'a rien inspiré de particulier. Je me demande même si celui qui avait la charge de déterminer quel était mon animal auxiliaire, ne s'est pas trompé ...

 

Autre chose : j'ai compris comment poser une question ultra précise à une pierre, pour avoir une réponse toute aussi précise !

En fait, bien des jeux reprennent ce mode de questionnement : exemple, on pose une question, et on tire quatre cartes du tarot, qu'on interprète selon un code précis.

Sauf que là, il faut être deux pour organiser le jeu. Le premier est celui qui pose la question pour lui-même. Le second conteste la précision de la question : est-ce bien ta question ? Es-tu sûr de ta question ? N'as-tu pas un autre point de vue à envisager ?, etc. Et cette contestation, peut durer ... demi-heure, voire plus, jusqu'à ce que le second, soit absolument certain que la question posée par le premier est la bonne. Ensuite, le premier prend la pierre qu'il avait choisie au préalable, et doit y trouver sa réponse, rien qu'en observant les qualités de sa pierre.

Et ça marche ! En tous cas, ça a marché pour moi. J'ai eu une réponse bien carrée, comme ma pierre, et aussi comme mon caractére, réaliste et exigeant.

 

Enfin, le chamane nous a exposé les différences essentielles entre le monde d'en bas, qui est celui du minéral des plantes et des animaux, le monde du milieu (le nôtre), et le monde d'en haut qui est celui des guides, des ancêtres et de la mémoire. Mais comme je n'ai pas expérimenté tout ça, c'est resté un peu flou.

 

Hein, pas mal pour 354 € nourri (6 repas) logé (2 nuits), frais de déplacements compris (760 km aller et retour en covoiturage à 4) ; et avec en prime un CD de tambour chamanique, de la doc et de nouvelles connaissances qui me plaisent beaucoup (responsabilité, autonomie, curiosité, gentillesse, volonté de réussir sa vie, ingéniosité à toute épreuve, générosité, conscience de soi, écoute, etc.). Ca le fait !

 

Voici quelques sites bien utiles :

http://www.chamanisme.ch/seminaires-stages/fss

http://www.chamanisme.ch/contact/laurent-huguelit/

http://www.chamanisme-fss.org/

 

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17 juillet 2011 7 17 /07 /juillet /2011 21:10

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Nous sommes 30. Nous allons dessiner les contours d'une barque avec nos corps. On choisit d'abord le guide, c'est à dire celui qui sera à la proue, tout à l'avant. On décide aussi qui sera le moteur : trois personnes qui vont jouer du tambour debout pendant demi-heure. Ils seront derrière le chamane et la personne à soigner, Aude. La patiente et le chamane seront allongés sur le dos, au milieu de la barque, et devant le moteur, sur une couverture.

On s'assoit donc les uns derrière les autres, de manière à tous se toucher. Nos jambes sont écartées de chaque côté du bassin de celle ou celui qui est assis devant. Tous ensemble, nous avons la forme d'une barque de pêcheurs.

Le chamane donne les consignes. Il va falloir ramer pour Aude, en fermant les yeux. Nous irons contacter notre animal de pouvoir afin qu'il nous conduise là où il faut pour comprendre et aider Aude. Ensuite, il pose à Aude la question de savoir ce qu'elle veut soigner. Sa réponse est acceptée par le chamane qui se couche à ses côtés et donne le signal du départ.

Aussitôt, les tambours démarrent leur battement régulier. Tout le monde fait le geste de ramer. Je regarde un peu cette belle assemblée, puis ferme les yeux. En songe, je rejoins mon chêne, passe par le trou de fourmi qui est à son pied, et y trouve mon guide pour le monde d'en bas : Ours Brun, mon animal totem. Ours Brun, sait déjà ce qu'il faut faire. Il me conduit trop vite par des couloirs si sombres que j'ai peur de le perdre de vue. Alors, il sort une grosse ficelle, m'en donne le bout rouge et garde l'autre. Ainsi, je ne peux plus le perdre. Nous reprenons notre course folle dans de sombres couloirs de terre.

Finalement, nous arrivons sur une plage. Vite, il faut monter dans la barque, car elle va partir malgré qu'il n'y ait pas tout le monde. Je suis à gauche, à la même place que dans la salle d'exercice. Vite, je rame sur ce qui est un océan très sombre et figé. C'est bizarre. L'eau n'est pas liquide, et cependant nous avançons. Il y a des creux dans lesquels nous descendons, et des bosses sur lesquelles nous montons, sans que j'en éprouve la sensation de descendre ou de monter. Rien ne bouge. Pas de vent non plus. Au loin, mais alors vraiment très loin, sur l'horizon, je vois une aube pâle. On rame. On rame. On descend et on monte. C'est long. On ne se rapproche jamais de cette aube. On rame. On rame. On avance mais ça n'avance pas. J'ouvre plusieurs fois les yeux pour voir les autres ramer. Et quand je les referme, je me retrouve à chaque fois sur la même barque, au même endroit, toujours en train de ramer, sans qu'on se rapproche de cette aube, toujours aussi pâle et lointaine.

 

Les trois tambours s'arrêtent de battre un instant, puis sonnent les quatre fois sept coups. Il faut se préparer au retour. Je quitte la barque onirique, rejoins Ours Brun qui me guide dans l'autre sens jusqu'au chêne. Je suis presque instantanément rentré à la salle d'exercice. J'ouvre les yeux.

Quelques instants plus tard, le guide va raconter son étonnant voyage chamanique. D'autres vont donner des précisions que Aude va écouter avec respect et attention. J'espère de tout cœur que ça va l'aider.

L'exercice fini, je raconte mon rêve à d'autres participants et il s'avère que certains ont fait ... exactement le même rêve que moi ! Vous croyez ça possible, vous ? Ben moi oui, puisque je l'ai vécu.

 

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